QUESTIONS FREQUENTESR : IMC 40kg/m² (poids en kilos divisé par taille en mètres au carré) ou 35 (si « comorbidités » associées comme principalement : diabète non insulino-dépendant dit de « type 2 », hypertension artérielle ou apnées du sommeil ; éventuellement problèmes rhumatismaux ou articulaires sévères). Bilan complet incluant : pneumologue (recherche systématique des apnées du sommeil par enregistrement nocturne), cardiologue, psychiatre (bilan de psychologie medicale), endocrinologue-nutritionniste et diététicienne (ou nutritionniste). Suivi, souvent une année, par diététicienne ou nutritionniste. Ces dispositions suivent les recommandations européennes (téléchargeables ici). Les dossiers sont discutés au sein du groupe multidisciplinaire de prise en charge de l’obésité sur la région angevine (GRATO) regroupant les différentes spécialités impliquées. Une évaluation du statut nutritionnel est effectué en pré-opératoire dans le cadre d’une courte hospitalisation au Centre hospitalier universitaire d’Angers-service de nutrition.
R : Oui, à condition que le suivi et la prise en charge soient exemplaires. Le plus souvent la durée de la prise en charge est plus longue (bien plus qu’une année) et l’indication chirurgical évaluée avec beaucoup de précaution. Dans ces situations particulières il faut faire la preuve que toutes les autres options (suivi dietétique, traitements médicamenteux) ont été un échec.
R : Actuellement nous n’intervenons que chez des personnes majeures. Les recommandations européennes (téléchargement) recommandent la plus grande prudence au-delà de 60 ans car les risques peuvent etre supérieurs aux bénéfices attendus de la chirurgie. Plus que sur le principe ou non de l’opération, le type de chirurgie doit etre adapté aux risques plus élevés à partir de 60 ans et doivent tenir compte aussi de l’état général de la personne. Ainsi, d’une manière générale on proposera plus volontiers une sleeve gastrectomie qu’un bypass gastrique ou une dérivation biliopancréatique avec duodenal switch. Toute situation doit cependant etre évaluée individuellement.
R : Oui, systématiquement et à vie si vous avez eu un bypass gastrique ou une dérivation biliopancréatique avec duodenal switch, les bilans sanguins pratiqués régulièrement permettrons de s’assurer de l’absence de carences. La prise de vitamines est rare et non sytématique après anneau gastrique, gastroplastie verticale calibrée/MASON ou sleeve gastrectomie
R : Non, au contraire, des publications [Friedman D. Minerva Ginecol. 1996 Sep;48(9):333-44 ; Marceau P. Obes Surg. 2004 Mar;14(3):318-24] ont montré que le risque pour l’enfant de devenir lui-même obèse à l’adolescence était moindre. Toutefois, la grossesse est déconseillée dans la phase de perte de poids (2 ans près l’opération). Pendant la grossesse une surveillance accrue est nécessaire quelle que soit le type d’opération pratiquée afin que celle-ci se déroule dans les meilleures conditions pour l’enfant. Les bilans sanguins doivent etre plus fréquents (au moins tous les 2 mois) après bypass gastrique ou dérivation bilio-pancréatique. Un dégonflage au moins partiel de l’anneau gastrique est en principe nécessaire pour éviter que le développement de l’enfant ne souffre de la restriction. En cas de grossesse prévenez votre médecin et votre chirurgien dès que possible. Dans les opérations de malabsorption (bypass, dérivation bilio-pancréatique) il est essentiel que les éventuelles carences soient compensées AVANT de débuter la grossesse.
R : Les opérations de restriction (anneau gastrique, gastroplastie verticale calibrée/MASON, sleeve) n’ont pas d’impact sur vos traitements. Les opérations de malabsorption (bypass gastrique, dérivation bilio-pancréatique avec duodenal switch) n’ont souvent que peu d’impact sur les traitements meme si une adaptation des doses peut etre nécessaire pour certains médicaments qui pourraient etre moins bien absorbés suite au montage chirurgical. Votre médecin traitant ou le médecin prescripteur du traitement saura adapter la dose en fonction de votre situation. Les anticoagulants de type anti-vitamine K (COUMADINE, PREVISCAN, SINTROM) peuvent avoir leur efficacité perturbée après dérivation bilio-pancréatique car l’absorption de la vitamine K est réduite ; le taux de prothrombine et l’INR peuvent subir des variations importantes. Il convient alors de réévaluer l’indicartion de ce traitement anticoagulant et s’il doit etre maintenu il peut etre nécessaire de prendre de la vitamine K en plus des suppléments vitaminiques habituels. L’efficacité des contraceptifs oraux reste mal connue après bypass ou dérivation biliopancréatique et le recours à d’autres méthodes contraceptives est recommandé ce d’autant que la perte de poids augmente la fertilité et les chances de grossesse. Si vous etes traité(e) pour un diabète de type 2, une hyper cholestérolémie et dans une moindre mesure pour une hypertension artérielle vous pouvez espérer une diminution de votre traitement.
R : En principe toute opération de chirurgie bariatrique peut faire l’objet d’une réintervention. Le plus souvent pour reprise de poids ou perte négligeable ou bien pour complications (rétrécissement provoquant des vomissements ou difficultés alimentaires sévères ou diarrhées). Ces réopérations sont toujours complexes surtout après bypass gastrique ou dérivation bilio-pancréatique. Après anneau gastrique, gastroplastie verticale calibrée/MASON ou sleeve gastrectomie on proposera surtout un bypass gastrique ou une dérivation bilio-pancréatique avec duodenal switch.
R : en principe une perte de poids inférieure à 25% de l’excès de poids initial peut être considéré comme un échec toutefois il faut relativiser en fonction du poids de départ, de l’opération pratiquée mais surtout de l’amélioration des « co-morbidités » comme le diabète, les apnées du sommeil ou l’hypertension artérielle ou plus simplement l’amélioration des conditions de vie. Il faut aussi analyser les causes potentielles de l’échec (changements alimentaires, moins de suivi) et savoir si l’on peut envisager raisonnablement une nouvelle opération en fonction de son age ou état de santé.
R : Toutes nos chirurgies bariatriques sont réalisées par principe sous coelioscopie. Des conditions particulières et rares (contrindication d’ordre anesthésique, opérations antérieures) peuvent faire choisir d’emblée la voie « ouverte » dite « laparotomie ». Des antécédents chirurgicaux comme des opérations sur l’estomac, l’intestin et particulièrement des opérations pour obésité augmentent le risque de « conversion » c'est-à-dire la transformation de la coelioscopie en voie ouverte. Tout évènement imprévu au cours de l’opération : saignement, problème technique qui ne pourrait pas etre controllé sous coelioscopie peut faire l’objet d’une « conversion », la sécurité de l’opération restant la priorité absolue.
R : bien qu’il n’existe pas formellement de consensus pour savoir si telle ou telle opération est mieux adaptée en fonction des critères de l’obésité, il est reconnu que la dérivation bilio-pancréatique fait perdre plus de poids que le bypass gastrique avec un confort alimentaire au moins aussi bon. C’est pourquoi nous proposons systématiquement la dérivation bilio-pancréatique chez les personnes avec un IMC d’au moins 50. En cas d’échec après anneau gastrique, gastroplastie verticale calibrée/MASON, sleeve gastrectomie ou bien encore bypass gastrique la dérivation bilio-pancréatique est reconnue comme une option viable.
R : le bypass gastrique est déjà depuis longtemps l’opération de référence dans le traitement de l’obésité aux USA 2004_ASBS_Consensus_Conference_Statement.pdf. C’est une opération dont l’efficacité est reconnue ave des risques limités. En France, cette opération est applicable à toutes les situations qui constituent une indication à la chirurgie de l’obésité. En fonction de votre situation personnelle, de votre age, de vos antécédents médicaux ou en raison d’un IMC particulièrement élevé une technique alternative peut vous etre proposée. Enfin dans un contexte de diabète de type 2, les technique de bypass et de dérivation auraient un role propre en plus de la perte de poids dans l’amélioration du diabète.
R : vomir alors que l’on a été opéré n’est jamais normal sauf si cela reste exceptionnel (alimentation trop rapide, grosses quantités). Cette manifestation est signe d’une complication : dilatation de poche après anneau, sténose (rétrécissement gastrique) après gastroplastie verticale calibrée/MASON, sleeve ou dérivation bilio-pancréatique avec duodenal switch, sténose de l’anastomose (suture) entre l’estomac et l’intestin grele après bypass gastrique ou dérivation bilio-pancréatique. Vous devez prendre impérativement contact avec votre chirurgien car les conséquences (notamment après anneau gastrique, bypass gastrique ou dérivation bilio-pancréatique peuvent etre graves).
R : la perte de poids se fait souvent par « paliers » avec des pauses plus ou moins longues et cela est d’autant plus vrai que l’on se rapproche du terme des 2 ans après la chirurgie. Comme chez des personnes non obèses, la modification des conditions de vie ou de l’alimentation peut entrainer ces variations temporaires si la modification des conditions de vie n’est pas permanente.
R : En principe il faut attendre la stabilisation complète du poids, en pratique la chirurgie plastique peut s’envisager à partir de 18 mois apès l’opération si nécéssaire en fonction de la gène. Les chirurgiens digestifs sont habilités à réaliser les abdominoplasties en fonction de leur compétence.
R : Pour les personnes bénéficiant de la sécurité sociale française la demande d’entente préalable permet une prise en charge à 100% sur la base du tarif sécurité sociale (hospitalisation sauf forfait journalier et prestations telles que TV, téléphone, internet, chambre seule-bilans sanguins-honoraires chirurgien et anesthésiste tels que fixés par l’assurance maladie). En secteur 2 (praticien conventionné avec honoraires libres) un supplément d’honoraire est demandé à la fois par le chirurgien et l’anesthésiste. Un devis vous sera remis à l’occasion des consultations, ceci vous permettra également d’en référer à votre mutuelle complémentaire ou assurance. Vous pouvez aussi nous écrire.
R : En chirurgie bariatrique un certain nombre de complications communes aux différentes opérations peuvent se rencontrer : abcès sur les incisions (moins fréquent avec la coelioscopie), phlébite et éventuellement embolie pulmonaire malgré la prévention par anti-coagulants, infection pulmonaire ou infection urinaire (une sonde vésicale est posée pour 24-48 heures dans le bypass et le duodenal switch). La liste des complications indiquées qu’elles soient spécifiques ou non ne saurait etre exhaustive.
A : Par principe il n’est pas envisageable d’avoir la pose d’un anneau gastrique si vous habitez à plus de 100 kilomètres en raison de la nécessité de gonfler/dégonfler assez fréquemment l’anneau durant les 2 premières années qui suivent la chirurgie. Il n’y a plus d’obstacle du fait des caisses d’assurance maladie pour avoir votre chirurgie dans une autre région que la votre. Nous assurons le suivi (bilan sanguine, prescriptions de vitamines) par correspondance (courrier et courriel) mais il est indispensable que votre médecin traitant, nutritionniste et diététicien soient partie prenante de votre suivi de chirurgie d’obésité. Après bypass gastrique ou dérivation bilio-pancréatique le suivi biologique est effectué tous les 3 mois la première année, tous les 4 à 6 mois la deuxième année et 6 mois à 1 an ensuite A VIE (plus fréquemment pendant une grossesse). Vous pouvez télécharger le bilan standard. La prescription standard correspond en moyenne à 25000 UI de vitamine A (A313), 1000-1200 mg de Calcium avec 800 UI de vitamine D (FIXICAL VITAMINE D 1000) et des multivitamines qui doivent inclurent vit B12, fer, etc… Les doses peuvent etre augmentées en fonction du bilan et pendant la grossesse.